Fiat
Avio
En
juillet 2003, le groupe Carlyle a annoncé
l’achat au Groupe Fiat des activités
aérospatiale de FiatAvio SpA. Cette acquisition
s'est réalisée en partenariat avec Finmeccanica
: 70% à Carlyle et 30% à Finmeccannica.
FiatAvio est présent dans plusieurs projets d’intérêt
stratégique pour la défense européenne. FiatAvio
est partenaire à hauteur de 21% de la Eurojet Turbo
Gmbh pour la production du moteur EJ200
destiné à l’Eurofighter Typhoon.
Elle coopère également avec General Electric
pour la réalisation du moteur T700 pour
le NH90 (secteur hélicoptère). En bref, FiatAvio est
également impliqué dans la construction du moteur
de l’avion de chasse américain F22 Raptor (avec
la société canadienne Pratt and Whitney),
ainsi que dans la propulsion tactique de missiles.
Au total, elle détient des participations dans les sociétés
Atla, Avio Polska, Cira,
Secosvim et Turbo Union.
Dans le domaine spatial, FiatAvio fournit les propulseurs des fusées
Ariane 4 et 5. La société italienne
détient 70% de la société ELV
fondée avec l’agence spatiale italienne. ELV détient
le mandat de l’ESA pour développer
et produire les nouveaux lanceurs Vega (La technologie
des Vega sera également utilisée pour le développement
du booster de l’Ariane 5).
Grâce à
FiatAvio, Carlyle détient désormais un siège
au conseil d'adminsitration d'Arianespace (voir
la revue de presse ci-dessous).
L’acquisition
de FiatAvio par Carlyle a permis de doubler les investissements
du fonds dans le secteur de la défense depuis 1987.
Sources :
La Tribune
www.fiatavio.it
REVUES
DE PRESSE DE STOP CARLYLE :
18
septembre 2003 - Un oeil sur le motoriste allemand MTU
Alors
que les vérifications d’usage pour finaliser l’acquisition
de FiatAvio doivent s’achever dans quelques
jours, le groupe Carlyle a déjà remis ce week-end
son offre de reprise sur MTU (le motoriste allemand
détenu par DaimlerChrysler). L'offre de
Carlyle s'élèverait à 1,8 milliard d'euros
(contre 1,6 de la part du tandem franco-italien Snecma-Finmeccanica).
Les deux partenaires ne sont pas encore parvenus à finaliser
leur proposition commune permettant de préserver
un droit de regard sur les activités stratégiques
de FiatAvio, notamment dans le domaine des hélicoptères
et de sa participation au programme Eurofighter.
La création d'un pool de motoristes européens ne semble
plus être pour demain ...
Source : Kompass
; Les Echos, 18/09/2003
3
juillet 2003 - Fiat Avio sous contrôle de Carlyle
Le Carlyle Group vient de prendre le contrôle de
FiatAvio en détenant 70% des parts de la société
italienne pour un montant d'1,5 milliards d'euros. FiatAvio est
actionnaire à hauteur de 6% dans Arianespace.
L'acquisition de FiatAvio par le groupe Carlyle donne à ce
dernier un siège au conseil d'administration du groupe spatial
européen. Le contrôle de FiatAvio donne également
au groupe Carlyle un accès au projet d'avion de transport
européen A400M.
2
juillet 2003 - Fiat cède finalement Fiat Avio
Après
des semaines de tractations, la vente de FiatAvio
a été définitivement conclue avec le fonds
d'investissement américain The Carlyle Group et le groupe
italien de défense et d'aéronautique Finmeccanica.
Après un accord préliminaire conclu début avril,
les négociations ont semblé piétiner, alors
que les partenaires européens -- les groupes EADS
et Arianespace-- voyaient d'un mauvais oeil un
fonds américain prendre le contrôle du motoriste, l'un
des principaux fournisseurs de systèmes de propulsion pour
des fusées Ariane.
Lire
la suite...
1er
juillet 2003 - Le gouvernement italien soutient Carlyle face à
FiatAvio
Après avoir soutenu les Etats-Unis dans leur récente
guerre en Irak, le gouvernement de Silvio Berlusconi
pousse plus loin les liens transatlantiques en invitant le groupe
Carlyle, un acteur non-européen et hautement concurrentiel,
d'entrer dans le secteur de la défense européenne
via le contrôle de FiatAvio. Grâce à l'article
296 (ex-article 223 du Traité de Rome), le gouvernement
italien aurait pu invoquer la sécurité nationale pour
déroger aux règles du marché commun et empêcher
Carlyle d'infiltrer la Défense européenne. Mais il
n'en a rien fait et a même encouragé cette opération.
Le comportement du gouvernement italien, qui vient de surcroît
de prendre la présidence tournante de l'Union européenne,
laisse perplexe sur l'avenir de la Défense en Europe...
"Tout Etat membre peut prendre les mesures qu'il estime
nécessaires à la protection des intérêts
essentiels de sa sécurité et qui se rapportent à
la production ou au commerce d'armes, de munitions et de matériel
de guerre" (article 296 du Traité instituant la
Communauté européenne).
25
juin 2003 - L’eurodéfense bat de l’aile
Dans son N° 203, Challenges
Eco propose une analyse du secteur de la défense européenne.
L'article met en avant le choix de certains pays européens,
et notamment l'Italie (qui va prendre la présidence
de l'Europe), de promouvoir la coopération avec les Etats-Unis,
plutôt que sur des projets de l'Union. Le groupe Carlyle se
retrouve au centre d'un des "dossiers fâcheux".
"Un accord de principe prévoit que le motoriste Fiat
Avio sera racheté par un tandem constitué de Finmeccanica
et du fonds d’investissement américain Carlyle. Un
«conflit d’intérêts», a averti François
Auque, vice-président exécutif d’EADS,
dans Le Figaro. Fiat Avio est actionnaire d’Arianespace, une
société à caractère civil, mais qui
développe des technologies ultra-sensibles. Carlyle
y ferait figure de loup dans la bergerie."
16
juin 2003 - Carlyle inquiète les pouvoirs publics français
Dans la chronique "Economie matin" de France
Info, les pouvoirs publics français s'expriment officiellement
pour la première fois sur les menaces que fait peser le groupe
Carlyle.
"Mais la rivalité entre les Etats-Unis et l'Europe dans
l'aéronautique dépasse et de loin, le comptage des
commandes de Boeing et d'Airbus.
L'entrée de capitaux américains dans les sociétés
européennes commence, enfin pourrait-on dire, à faire
tiquer les pouvoirs publics. Et tout particulièrement la
montée en puissance de Carlyle, un fonds
américain qui compte parmi ses membres George Bush père,
un ex patron de la CIA, d'anciens ministres de la défense,
un ancien premier ministre britannique John Major, et Henri Martre
un ancien patron de l'Aérospatiale.....
Carlyle doit racheter l’Italien FiatAvio
qui est actionnaire d'Arianespace. Pas besoin d'être grand
sorcier pour comprendre les menaces pour l'Europe.
La presse est montée la première au créneau,
suivie des chefs d'entreprise.
Le ministère
français de la Défense vient de reconnaître
qu'il y a des risques de prise de contrôle d'une industrie
stratégique et demandé une étude sur le sujet...."
Source : France
Info
4
juin 2003 - FiatAvio et la question du conflit d'intérêt
Dans une interview accordé au Figaro, François
Auque (vice-président exécutif d'EADS)
observe que
l'évolution du capital de FiatAvio, qui sera majoritairement
détenu par le Carlyle Group, va créer de possibles
conflits d'intérêts.
Lire un extrait de l'interview
29
mai 2003 - La vente de Fiat Avio à Carlyle pose "question"
à l'Europe
Jean-Yves Le Gall, directeur général d'Arianespace,
a déclaré au quotidien Libération
que le projet de vente du motoriste italien FiatAvio, actionnaire
d'Arianespace, à Carlyle et au groupe italien de défense
Finmeccanica, posait "question" à l'Europe. "Il
ne faut pas se voiler la face, nous sommes dans un contexte de guerre
économique avec les Etats-Unis. Dans cette perspective, l'arrivée
de Carlyle dans le capital d'Arianespace peut devenir une question
légitime pour un homme politique européen", a
déclaré M. Le Gall.
Source : AFP et La
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