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(oct 2002-juin 2003)

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Fiat Avio

En juillet 2003, le groupe Carlyle a annoncé l’achat au Groupe Fiat des activités aérospatiale de FiatAvio SpA. Cette acquisition s'est réalisée en partenariat avec Finmeccanica : 70% à Carlyle et 30% à Finmeccannica.

FiatAvio est présent dans plusieurs projets d’intérêt stratégique pour la défense européenne. FiatAvio est partenaire à hauteur de 21% de la Eurojet Turbo Gmbh pour la production du moteur EJ200 destiné à l’Eurofighter Typhoon. Elle coopère également avec General Electric pour la réalisation du moteur T700 pour le NH90 (secteur hélicoptère). En bref, FiatAvio est également impliqué dans la construction du moteur de l’avion de chasse américain F22 Raptor (avec la société canadienne Pratt and Whitney), ainsi que dans la propulsion tactique de missiles.
Au total, elle détient des participations dans les sociétés Atla, Avio Polska, Cira, Secosvim et Turbo Union.

Dans le domaine spatial, FiatAvio fournit les propulseurs des fusées Ariane 4 et 5. La société italienne détient 70% de la société ELV fondée avec l’agence spatiale italienne. ELV détient le mandat de l’ESA pour développer et produire les nouveaux lanceurs Vega (La technologie des Vega sera également utilisée pour le développement du booster de l’Ariane 5).

Grâce à FiatAvio, Carlyle détient désormais un siège au conseil d'adminsitration d'Arianespace (voir la revue de presse ci-dessous).

L’acquisition de FiatAvio par Carlyle a permis de doubler les investissements du fonds dans le secteur de la défense depuis 1987.

Sources :
La Tribune
www.fiatavio.it

REVUES DE PRESSE DE STOP CARLYLE :

18 septembre 2003 - Un oeil sur le motoriste allemand MTU

Alors que les vérifications d’usage pour finaliser l’acquisition de FiatAvio doivent s’achever dans quelques jours, le groupe Carlyle a déjà remis ce week-end son offre de reprise sur MTU (le motoriste allemand détenu par DaimlerChrysler). L'offre de Carlyle s'élèverait à 1,8 milliard d'euros (contre 1,6 de la part du tandem franco-italien Snecma-Finmeccanica).
Les deux partenaires ne sont pas encore parvenus à finaliser leur proposition commune permettant de préserver un droit de regard sur les activités stratégiques de FiatAvio, notamment dans le domaine des hélicoptères et de sa participation au programme Eurofighter.
La création d'un pool de motoristes européens ne semble plus être pour demain ...
Source : Kompass ; Les Echos, 18/09/2003

3 juillet 2003 - Fiat Avio sous contrôle de Carlyle

Le Carlyle Group vient de prendre le contrôle de FiatAvio en détenant 70% des parts de la société italienne pour un montant d'1,5 milliards d'euros. FiatAvio est actionnaire à hauteur de 6% dans Arianespace. L'acquisition de FiatAvio par le groupe Carlyle donne à ce dernier un siège au conseil d'administration du groupe spatial européen. Le contrôle de FiatAvio donne également au groupe Carlyle un accès au projet d'avion de transport européen A400M.

2 juillet 2003 - Fiat cède finalement Fiat Avio

Après des semaines de tractations, la vente de FiatAvio a été définitivement conclue avec le fonds d'investissement américain The Carlyle Group et le groupe italien de défense et d'aéronautique Finmeccanica. Après un accord préliminaire conclu début avril, les négociations ont semblé piétiner, alors que les partenaires européens -- les groupes EADS et Arianespace-- voyaient d'un mauvais oeil un fonds américain prendre le contrôle du motoriste, l'un des principaux fournisseurs de systèmes de propulsion pour des fusées Ariane.
Lire la suite...

1er juillet 2003 - Le gouvernement italien soutient Carlyle face à FiatAvio

Après avoir soutenu les Etats-Unis dans leur récente guerre en Irak, le gouvernement de Silvio Berlusconi pousse plus loin les liens transatlantiques en invitant le groupe Carlyle, un acteur non-européen et hautement concurrentiel, d'entrer dans le secteur de la défense européenne via le contrôle de FiatAvio. Grâce à l'article 296 (ex-article 223 du Traité de Rome), le gouvernement italien aurait pu invoquer la sécurité nationale pour déroger aux règles du marché commun et empêcher Carlyle d'infiltrer la Défense européenne. Mais il n'en a rien fait et a même encouragé cette opération.
Le comportement du gouvernement italien, qui vient de surcroît de prendre la présidence tournante de l'Union européenne, laisse perplexe sur l'avenir de la Défense en Europe...
"Tout Etat membre peut prendre les mesures qu'il estime nécessaires à la protection des intérêts essentiels de sa sécurité et qui se rapportent à la production ou au commerce d'armes, de munitions et de matériel de guerre" (article 296 du Traité instituant la Communauté européenne).

25 juin 2003 - L’eurodéfense bat de l’aile

Dans son N° 203, Challenges Eco propose une analyse du secteur de la défense européenne. L'article met en avant le choix de certains pays européens, et notamment l'Italie (qui va prendre la présidence de l'Europe), de promouvoir la coopération avec les Etats-Unis, plutôt que sur des projets de l'Union. Le groupe Carlyle se retrouve au centre d'un des "dossiers fâcheux".
"Un accord de principe prévoit que le motoriste Fiat Avio sera racheté par un tandem constitué de Finmeccanica et du fonds d’investissement américain Carlyle. Un «conflit d’intérêts», a averti François Auque, vice-président exécutif d’EADS, dans Le Figaro. Fiat Avio est actionnaire d’Arianespace, une société à caractère civil, mais qui développe des technologies ultra-sensibles. Carlyle y ferait figure de loup dans la bergerie."

16 juin 2003 - Carlyle inquiète les pouvoirs publics français

Dans la chronique "Economie matin" de France Info, les pouvoirs publics français s'expriment officiellement pour la première fois sur les menaces que fait peser le groupe Carlyle.

"Mais la rivalité entre les Etats-Unis et l'Europe dans l'aéronautique dépasse et de loin, le comptage des commandes de Boeing et d'Airbus. L'entrée de capitaux américains dans les sociétés européennes commence, enfin pourrait-on dire, à faire tiquer les pouvoirs publics. Et tout particulièrement la montée en puissance de Carlyle, un fonds américain qui compte parmi ses membres George Bush père, un ex patron de la CIA, d'anciens ministres de la défense, un ancien premier ministre britannique John Major, et Henri Martre un ancien patron de l'Aérospatiale.....
Carlyle doit racheter l’Italien FiatAvio qui est actionnaire d'Arianespace. Pas besoin d'être grand sorcier pour comprendre les menaces pour l'Europe. La presse est montée la première au créneau, suivie des chefs d'entreprise.
Le ministère français de la Défense vient de reconnaître qu'il y a des risques de prise de contrôle d'une industrie stratégique et demandé une étude sur le sujet...."
Source : France Info

4 juin 2003 - FiatAvio et la question du conflit d'intérêt

Dans une interview accordé au Figaro, François Auque (vice-président exécutif d'EADS) observe que
l'évolution du capital de FiatAvio, qui sera majoritairement détenu par le Carlyle Group, va créer de possibles conflits d'intérêts.
Lire un extrait de l'interview

29 mai 2003 - La vente de Fiat Avio à Carlyle pose "question" à l'Europe

Jean-Yves Le Gall
, directeur général d'Arianespace, a déclaré au quotidien Libération que le projet de vente du motoriste italien FiatAvio, actionnaire d'Arianespace, à Carlyle et au groupe italien de défense Finmeccanica, posait "question" à l'Europe. "Il ne faut pas se voiler la face, nous sommes dans un contexte de guerre économique avec les Etats-Unis. Dans cette perspective, l'arrivée de Carlyle dans le capital d'Arianespace peut devenir une question légitime pour un homme politique européen", a déclaré M. Le Gall.
Source
: AFP et La Recherche

 

 

 

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