Les non-réactions des médias français
Nous tenons à féliciter Sud Ouest pour ses articles sur le groupe Carlyle, au moment où les autres rédactions sont muettes. Sud Ouest a publié une série d'articles sur le groupe Carlyle et les "dommages collatéraux" de son modèle ultra-libéral.
17
avril 2003
lls craignent le pire
Sylvain Cottin
L'équipementier automobile Foggini, rebaptisé Key Plastics Interiors
depuis son rachat par la multinationale Carlyle, va mal. Un fait que personne
ne contestera. Mais le pavé d'une centaine…
29
janvier 2003
« Pas de problème chez Otor-Godard »
avec l'usine Otor-Godard de Châteaubernard, qu'il soit d'ordre financier
ou industriel. Carlyle, l'actionnaire minoritaire, n'a jamais évoqué
la fermeture ou la vente d'Otor…
27 janvier 2003
Monopoly financier entre Otor et Carlyle
David Patsouris
et le fonds d'investissements Carlyle inquiètent les ouvriers charentais…
25
janvier 2003
Inquiétude de la CGT
démêlés judiciaires entre les responsables du groupe et
l'actionnaire, le fonds d'investissements américain Carlyle. Ce groupe
possède plus de vingt sites en France dont trois en Charente, avec…
21
décembre 2002
Les salariés d'Otor inquiets des procès en cours
En effet, le fond d'investissements Carlyle, entré au capital en mai
2000, est en conflit avec les dirigeants du groupe…
Alors que plusieurs
entreprises françaises, dont le groupe Otor (voir
précédemment) sont en opposition avec Carlyle, que les annonces
de licenciement se multiplient et que le secteur de la défense européenne
est devenue une proie, aucun média français n'en parle.
Idem sur Internet où nous avons trouvé qu'un seul article de
fond (en français) sur la question de la Défense euroépenne
et du groupe Carlyle.
Certains
fonds d’investissement américains fragilisent-ils l’Europe
de la Défense ? par Sorbas v. Coester (3 mars 2003)
Extraits :
"Le dossier FIAT Avio est sensible pour l’Europe: il s’agit,
en effet, d’un sous-traitant d’Ariane Espace,
comme l’est d’ailleurs la société autrichienne de
métaux spéciaux Andritz AG, déjà
dans le portefeuille de Carlyle. Les liens entre Carlyle et Boeing
Co. - concurrent principal du groupe de Défense européen
EADS, dont un nombre remarquable de sous-traitants est déjà
contrôlé par Carlyle – sont à cet égard particulièrement
significatifs: le Boeing Pension Fund est un investisseur
important de Carlyle - l’ancien Chairman, President & CEO de Boeing,
Frank Schrontz, est conseiller de Carlyle – et Carlyle
est l’un des principaux sous-traitants de Boeing, si bien qu’en
fin de compte ce qui est bon pour Boeing l’est aussi pour Carlyle."
Pourtant, lié
à l’”establishment” politique américaine et
aux industries de défense, le Carlyle group est devenu le fonds d’investissement
que les manifestants antiguerre adorent détester. C’est donc
sans surprise que le 7 avril 2003 la police a arrêté près
de 100 manifestants qui bloquaient l’entrée des bureaux du groupe
à New York. Cependant, il n’y eut pas un souffle de protestation
en Europe le même jour, quand Carlyle annonça une de ses plus
importantes opérations en dehors des Etats-Unis : l’acquisition
de FiatAvio, la branche aérospatiale de Fiat, pour
1,76 milliard de dollars.
En effet, Carlyle s’est confortablement fait sa place en Europe. Le groupe a investi plus d’un milliard de dollars sur le continent depuis l’ouverture de son premier bureau européen en 1997. Il y a deux ans, Carlyle mis au poste de directeur européen l’ancien Premier ministre britannique, John Major. Carlyle a réalisé plusieurs investissements dans la Défense européenne, comme l’achat de 33,8 % du laboratoire de recherche britannique QinetiQ pour 320 millions de dollars. Jean-Pierre Millet, qui dirige l’équipe européenne d’investissements depuis Paris, affirme que le groupe se développait lentement à ses débuts, ce qui lui laissa le temps de nouer des contacts et de créer une équipe regroupant plus de 50 spécialistes des investissements. « ça a pris du temps pour percer ce marché », déclare Jean-Pierre Millet.
Après avoir dédié plus de 90 % de son premier fond européen (1 milliard de dollars), Carlyle rassemble du cash pour créer un nouveau fond qui pourrait atteindre 3 milliards de dollars. Ce fond serait utilisé pour des transactions du type de celle de FiatAvio, qui devrait être finalisée cet été. Carlyle a deux autres fonds européens, dont un est dédié aux investissements technologiques. « Vous pouvez être sûr que dans un proche avenir Carlyle sera présent sur toutes les transactions importantes qui auront lieu en Europe », avance Ricky Morton du PrivateEquity.com, qui traque les fonds d’investissements depuis Londres.
L’Europe
est un test clé pour Carlyle qui s’est allié avec des
acteurs plus petits tels qu’Eurazeo à Paris
ou Investindustrial à Milan. Ces deux entreprises
entretiennent des liens étroits avec les banques et les leaders financiers
locaux, atouts indéniables pour pénétrer les marchés
européens.
Carlyle a également un autre test à passer : produire d’importants
retours sur investissements. Jusqu’à présent, l’aventure
du Figaro a été le plus important retour sur investissements
du groupe Carlyle en Europe. Sans rentrer dans les détails, Jean-Pierre
Millet a déclaré à ce sujet que les investisseurs avaient
réalisé un « très bon » retour sur investissements
quand les 40 % de Carlyle avaient été revendues en mars 2002.
Source
:
Sud Ouest
www.european-security.com/article.htm?ID=4073
www.businessweek.com/magazine/content/03_19/b3832147_mz035.htm

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